dimanche 27 mars 2011

Parti vite


 Minuit et neuf, tiens donc, j’ai vingt-sept ans depuis neuf minutes.

Je me lève dimanche midi, magané de la veille, car le samedi soir c’est le gros soir, avec l’envie soudaine de quitter Ishigaki. J’y ai passé six jours, et j’estime que ça suffit, que j’ai fait le tour. À moi maintenant Okinawa.

Je fais mon sac, je rends la clé à la tenancière, qui heureusement ne m’impose aucune pénalité pour mon check out en retard, puis je me dirige vers le terminus d’autobus, juste en face.

Il doit être 13h10 à ce moment-là, et j’espère pouvoir prendre le prochain vol vers Okinawa, à 14h30.

C’est sans compter le bus qui roule excessivement lentement sur un parcours vers l’aéroport plus long que prévu. Je perds progressivement espoir de prendre le vol prévu, et me résigne à devoir prendre le suivant, à 15h30.

Le bus me dépose à l’aéroport vers 14h05. Je me rends au comptoir d’ANA, la compagnie aérienne qui dessert Ishigaki, et demande un billet pour le prochain vol vers Okinawa. L’employée, grande et jolie, ne semble pas tout à fait Japonaise. Je lui demande et elle m’indique que sa mère est une Japonaise de Chiba, et que son père est un anglophone de Montréal, tandis qu’elle est née à Tokyo. C’était comme converser avec ma propre fille, si un jour j’en venais à marier une Japonaise et qu’ensemble nous faisions des enfants.

Mon billet en main, je franchis la porte d’embarquement et on me demande de marcher directement vers l'avion, qui m’attend sur le tarmac. C’est finalement le vol de 14h30 que je prendrai!

Je n’ai jamais transité si rapidement dans un aéroport. Entre le moment d’y mettre les pieds et le décollage de mon avion, à peine 25 minutes se sont écoulées. Si seulement ça pouvait toujours être si rapide!

J’écris le présent récit depuis ma chambre d’un hôtel miteux de Naha, la principale ville de l’île d’Okinawa. La serviette de douche qu’on m’a donnée arbore une vieille tache de café, mais ce n’est pas grave, car j’aime le café.

Demain commence l’exploration de cette île aux nombreuses bases militaires américaines, D’ici là, quelques photographies d’Ishigaki, pour votre plaisir oculaire.

Toujous prêt

Pont bleu sous un ciel bleu

Loin loin

J'aime m'entourer de mannequins

Brillante réflexion

Ce visiteur venu d'Osaka est passé dans le journal local,
à se la jouer derrière de jeunes filles en plein salut hitlérien...

Téléphone pleurnichard

Je sais pas si ce singe est un capucin, mais j'aimerais qu'il le soit.
Alors dans mon monde, c'est un capucin.


4 commentaires:

guillaume p a dit...

Il semble que les capucins sont des singes du nouveau monde. Alors oui ce n'est que dans ton monde que ce singe est un capucin.

Julien a dit...

Je suis techniquement né dans le nouveau monde, alors mon monde est le nouveau monde, et ce singe est un capucin...

Comment ça se vit à Tokyo?

Camusi a dit...

Joyeux anniversaire Julien!
Tres chouettes photos.
Bises

ken pellerin a dit...

Bonjour
Konichiwa Julien san

Je lis ton blog avec beaucoup d'intérêts depuis que je sais que tu es au Japon.

J'en profites aussi pour te dire que j'ai fait ma part en effectuant un don pour aider les japonais.

From Ken (le gars qui travaille avec ton père au journal)