jeudi 27 juin 2013

Philippines jour 4 : kayak et vin de coco

Première journée dont l’horaire n’est pas dictée par tour à faire ou traversier à prendre. Nous nous levons aux alentours de huit heures (mieux que le lever à cinq heures de la veille), réglons quelques détails des jours à venir, et optons, comme activités pour journée pénarde, de faire du kayak et s’accorder un massage sur plage. La journée s’annonce plutôt grise, mais pas tout à fait pluvieuse. 
 
Les kayaks à louer ne sont pas légion, tandis que leur location n’est qu’horaire et pas particulièrement abordable. Nous nous limitons donc à deux heures, et en louons une paire. Aussitôt lancés, ils se démarquent par une stabilité déficiente, surtout avec la mer relativement agitée. Je chavire rapidement, mais par gilet de sauvetage porté, je parviens plutôt facile à reprendre place. Soit Guillaume est plus doué en matière de maintien de l’équilibre, soit son kayak est plus stable (orgueilleux, je tends vers la seconde option), mais lui ne tombe pas à l’eau, tandis que l’expérience se répète à quatre reprises dans mon cas.

Ayant loué nos kayaks à l’extrémité est de la plage Alona, nous longeons la falaise qui continue à l’est, toute en rochers par marée haute et n’offrant que de rares points d’accès à la terre sous forme d’escaliers en ciment ou d’échelles précaires en bambou.

Au bout d’une vingtaine de minutes, nous apercevons une petite plage parsemée d’embarcations de diverses tailles et d’un petit groupe de Philippins, et décidons d’y accoster. Ils nous saluent, tandis que nous touchons terre à une trentaine de mètres. L’un d’eux vient nous voir peu après, un cruchon et une tasse à la main. Expliquant qu’il s’agit de vin de coco mélangé de boisson gazeuse dégazée, il nous en offre une tasse. Je l’accepte, l’humecte pour m’assurer qu’il s’agit bel et bien d’un produit comestible, puis en prends une petite gorgée. Ce n’est pas infect. Je passe la tasse à Guillaume, pour lequel la mixture semble encore moins plaisante. Je rends la tasse à moitié pleine à notre bienfaiteur. Sans surprise il se met à nous demander les questions habituelles : notre origine, la durée de notre séjour et s’il s’agit de notre premier dans son pays. Il s’informe ensuite du prix de location de nos kayaks, et nous indique que pour moins cher nous aurions pu lui louer une belle pirogue pour toute la journée. Échappée belle de notre part. Nous lui promettons de songer à passer le voir le lendemain, petit mensonge éhonté car il s’agira d’une journée de transport, mais avec un peu de chance il n’est pas lecteur de notre blogue.

Nous quittons la plage et naviguons à nouveau vers l’est. Une faible pluie tombe depuis notre départ, et elle dérange non pas parce qu’elle nous trempe, car l’eau de mer n’ayant de toute manière aucun problème à pénétrer nos rafiots, mais parce qu’elle est froide, et chaque goutte touchant la peau s'accompagne d'un petit frisson.
Si les premières trente minutes de notre sortie sont plutôt pénibles par la nécessité de me concentrer à demeurer à flot, je finis par m’habituer et l’expérience devient plus plaisante. Nous arrivons à la hauteur d’une plage d’apparence privée, car libérée de feuilles mortes et autre détritus, au sein d’un centre de villégiature luxueux et surtout complètement désert. Nous y marquons notre deuxième et dernier arrêt, malgré le risque perçu de nous faire chasser par du personnel zélé (zèle qui ne se manifestera finalement pas).
Nous nous détendons, le corps immergé dans l’eau comme manière de nous prémunir contre l’averse, puis le moment est venu de revenir et rendre nos vieux kayaks moins stables et chers que des pirogues.

De retour à la plage Alona, comme derniers moments sur l’île Panglao, une heure de massage se doublant d’une occasion de sieste, de la baignade, et des moments à rigoler au bar australien peuplés de mononcs amateurs de plongée et issus d’Australie, d’Angleterre ou du Texas, agrémentés d’un chansonnier que nous alimentons de bonnes suggestions (Sweet Home Alabama de Lynyrd Skynyrd, Paradise City de Guns N’ Roses, Hey Joe de Jimmy Hendrix et Hurt So Good de John Cougar Mellencamp ayant résonné particulièrement bien auprès de la clientèle habituée et majoritairement quinquagénaire de l’établissement). Au revoir, Alona Beach, where the girls are pretty, car demain Camiguin nous attend!

Aucun commentaire: