vendredi 19 septembre 2014

L'aigre regret

Un sentiment que tous préfèrent éviter est le regret, celui d’avoir fait quelque chose ou bien de s’en être abstenu. Que le geste ou son abstention se soit fait spontanément, au bout de longues réflexions ou inconsciemment, le regret qu’on finit par en tirer n’est jamais plaisant à éprouver.

J’ai récemment rendu visite à mon bon ami Craig à Winnipeg, au cours d’un mois d’août consacré, avant la rentrée, à la visite d’amis un peu partout au pays. Celui-ci m’avait mentionné qu’Arcade Fire, populaire groupe montréalais, allait se produire pendant mon séjour. Connaissant peu leur musique, je m’étais d’abord montré ouvert à l’idée, pour ensuite me dégonfler le jour du spectacle. Alors que celui-ci avait lieu dans l’aréna de la ville, nous nous baladions sans but et sommes allés voir en partie un ennuyant match de baseball.

Tard dans la soirée, nous avions croisé un ami de Craig  qui en revenait, encore exalté de la performance électrisante dont il avait été témoin. Le regret naissait ainsi en moi. Aujourd'hui encore, quand j’y repense je regrette encore d’avoir manqué pareille occasion, sous des motifs douteux du besoin d’économiser (les nombreux billets invendus se vendaient pourtant à moins de trente-cinq dollars pièce) et de mon prétendu attrait diminué envers les concerts (l’habitude d’y aller et le plaisir ainsi tiré ayant été estompés par mon séjour au Japon où pareilles performances sont souvent hors de prix).

En me demandant s’il y avait une leçon à tirer de cette mésaventure, et le cas échéant, en songeant à sa nature, j’en suis venu à créer l'interrogation suivante, simple et universellement applicable. À moi désormais de m’en servir pour l’évaluation future des dilemmes avec des regrets comme résultats prévisibles.

L’avoir fait ou s’en être abstenu : quelle serait la source la plus probable de regret?

3 commentaires:

Anonyme a dit...

Moi je dis, mieux vaut vivre avec des remords qu'avec des regrets.

François

Julien a dit...

T'as bien raison mon François, et ton commentaire me donne à penser que je me suis peut-être gouré dans l'emploi des termes, à savoir qu'on n'a du regret que pour un truc qu'on a pas fait, alors qu'on éprouve des remords pour ce qu'on a fait (de mal)... mmmm, devrais-je modifier ce texte?...

Anonyme a dit...

Moi, je l'ai toujours pensé comme ça entouca, mais je sais pas si j'ai vraiment raison. Si j'ai tors, je le regrette...

F