dimanche 7 novembre 2010

À la fine pointe

À la pizzeria du coin, la pointe du jour ne change jamais.

Tomate et pesto, fidèle au poste elle nous attend.

Je crois qu'elle se mérite un nom plus représentatif.

Pointe de la décennie? Pointe éternelle?

Pointe de toujours?

samedi 6 novembre 2010

Mnémophilie

Les mots de japonais les plus faciles à mémoriser sont ceux auxquels j'attache une image forte. Voici quelques termes que j'ai su apprendre facilement en faisant appel à mon imagination et à la mnémotechnique :

 (casa, parapluie)
En bon gentleman, mademoiselle, quand il pleut, mi casa es tu casa.

地下鉄 (chikatetsu, métro)
Rien de plus énervant en métro que d'avoir à tolérer une chica têtue qui parle fort.

踊る (odoru, danser)
Quand on se déchaîne sur la piste de danse, normal qu'on devienne odorant après un temps!

とても (totemo, très)
Je suis toujours très impressionné devant un grand totem se dressant devant moi.

単語 (tango, vocabulaire)
La maîtrise du vocabulaire, c'est l'art de danser le tango avec les mots!

vendredi 5 novembre 2010

Célébration de départ

Court message de mon ami Jérôme :
Yo Juju,

SVP, réserve ta soirée du samedi 4 décembre au soir.

Ça me fait sourire, car que je sais c'est pour quoi, je sais qu'c'est pour moi...

jeudi 4 novembre 2010

Première brosse

Début du secondaire quatre, j'ai quatorze ans

J'aurais dû être en secondaire trois, mais j'ai fait secondaire un et deux en un an

Je me suis fait de nouveaux amis en ce début d'année scolaire

Des amis qui ont déjà goûté aux plaisirs de l'ébriété

Ils m'invitent au party chez l'une d'entre eux, Stéphanie, un certain vendredi

À l'heure du souper le jour convenu, Nadia m'appelle

Elle me demande si je veux du « jus de pomme »

Je comprends instinctivement ce que ça signifie

Je lui réponds que oui, volontiers je me gorgerai de jus d'pomme

Rendu sur place, le nectar en question est une king can de Molson Dry

Bue à la paille, parce qu'il paraît que ça soûle plus vite, dans la patinoire du parc tout près de la maison des parents de Stéphanie

Je m'enivre, j'aime ça, la première fois c'est excitant

Ceux qui ont l'air plus vieux (ou qui ont de bonnes fausses cartes, je ne sais trop) retournent au dépanneur indulgent

Je leur passe ma commande : une autre grosse canisse de Molson Dry

Rien ne m'arrête

Je l'engloutis celle-là, et j'en veux plus

Quoi de mieux pour m'avilir que de boire les « fonds » laissés par mes camarades de fête

Me voilà en fin de party, à tournoyer en vélo dans l'allée de la maison, jusqu'à ma chute, inévitable et rigolote, sur le pavé uni

Cela ne manque pas de faire rire tout le monde, moi compris

Je reviens à la maison sur mon vélo vert

Je fais une pause en m'étendant dans le gazon en bordure de l'avenue du Parc, à moitié endormi

Un conducteur immobilise sa voiture pour s'assurer que je vais bien

Je lève la tête, souris bêtement et brandis mon pouce pour confirmer que tout est OK

Il n'en faut pas plus pour que ce chauffard nocturne reparte l'esprit tranquille

Je finis par arriver chez nous, et vais me coucher dans mes draps, le sommeil éthylique ne tardant pas

Je me réveille le lendemain, gueule de bois et mal de crâne au menu

Bonne nuit première brosse, bonjour premier lendemain de veille!

mercredi 3 novembre 2010

Avec pluie-zir

Dehors, froide pluie de novembre, comme chantait le groupe de Los Angeles.

Une telle pluie ne doit pourtant pas être si déplaisante dans leur coin. Météomédia me dit qu'en ce 3 novembre à 17 h, il fait 30 °C dans la ville des anges. Elle doit même être rare, car la moyenne de précipitation pour ce mois n'y est que de 26,7 mm, comparativement à 102 mm pour la ville de Québec. Je réfute donc les paroles bidon de ce groupe maintenant dirigé de main de fer par son chanteur, petit napoléon narcissique s'il en est un.

J'ai remarqué qu'il avait commencé à pleuvoir au sortir de ma séance de conversation anglo-japonaise avec Nami, de Nagoya. Un stimulus olfactif accompagnait cette averse : le parfum d'asphalte mouillé.

Une pluie odorante. À quand un vent salissant?

mardi 2 novembre 2010

Retour sur la veille de la Toussaint

Trente-et-un octobre, première neige

Je bois mon café d’une tasse à l'effigie de Las Vegas

Halloween tout à fait remarquable, qui servira de jalon à ceux qui suivront

Deux partys de maison, entrecoupés d'un passage dans un débit de boisson avec musique bien dansante

Je le dis sans modestie, mon déguisement c'était le meilleur

lundi 1 novembre 2010

Noir et blanc

En me promenant dans la rue, je croise un chat noir. J'ai l'impression qu'il tient quelque chose dans sa gueule.

Je m'approche et constate qu'il s'agit d'une souris. Fraîchement attrapée sans doute, car elle gigote encore. Alertées par les températures qui refroidissent, ces petits bêtes cherchent frénétiquement un endroit chaud en vue de l'hiver. Je ne pense pas que celle-là était bien contente d'aboutir dans l'endroit chaud qu'est la gueule d'un matou.

Ça me rappelle que l'autre jour au parc, j'ai vu un écureuil albinos. L'écureuil est également un rongeur. Un chat noir tueur de rongeur et un rongeur blanc, ça me laisse songeur un temps...